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mardi 22 mars 2016

L'attaque du convoi PQ17

Après l'accrochage avec les croiseurs lourds alliés (voir ici), la flotte allemande en continuant sa route a pu facilement rattraper le convoi pour l'attaquer.
Il est 5h30 le 5 juillet 1942 et la météo s'est un peu améliorée.

Pour défendre le convoi (composé de plus de 25 cargos de différents modèles et nationalités (russes, anglais, américains, néerlandais,...), les alliés disposent d'une dizaine de destroyers et de quelques corvettes et chalutiers armés.
Les 3 croiseurs lourds survivants de la précédente bataille suivent aussi de prêt les allemands et viendront renforcer la dernière défense du convoi.

2 sous-marins britanniques sont aussi présents à l'arrière du convoi et peuvent représenter une menace sérieuse pour les navires allemandes.

Le convoi PQ17

Les destroyers protégeant l'arrière du convoi
Pour atteindre son objectif, l'amiral allemand décide de séparer ses forces en 2 groupes :
- le premier est composé des 4 destroyers et a pour objectif de foncer vers le convoi pour l'attaquer avec les torpilles
- le second groupe, composé des croiseurs lourds Scheer et Lutzow, a pour mission d'affronter les croiseurs lourds pour les empêcher de s'en prendre aux destroyers et, s'il en a la possibilité, d'attaquer le convoi.


Dès le début, les croiseurs s'affrontent en échangeant des tirs d'artillerie. 

L'HMS Norfolk envoie ses torpilles vers le Lutzow (sans succès)
Les destroyers allemands profitent que les croiseurs alliés soient occupés pour foncer vers le convoi mais l'escorte de ce dernier se dirige aussitôt vers eux.
Le premier destroyer allemand pris pour cible est très rapidement coulé.
Les 2 premiers destroyers allemands sont attaqués par les défenseurs du convoi
Le second destroyer allemand résiste mais n'arrive pas à s'approcher du convoi, il sera coulé un peu plus tard.

Les destroyers essayent de se torpiller (sans succès)
Le deuxième destroyer allemand sera coulé un peu plus tard

Face à la résistance de l'escorte, les 2 destroyers allemands restant décident de rompre le combat mais sont poursuivis par les destroyers britanniques et américains.

L'escorte tente de bloquer la retraite des allemands
Ils arrivent à fausser compagnie à leurs poursuivants en lançant toutes les torpilles sur leurs adversaires. Au final, 2 destroyers britanniques et un américain sont coulés par les torpilles alors que seulement l'un des 2 destroyers allemands en fuite est gravement endommagé.

Les allemands tirent toutes les torpilles
2 destroyers d'escorte sont touchés par une torpille

Le convoi est sauvé et continue sa route.

Le convoi continue sa route
Au niveau des croiseurs, l'USS Wichita, qui avait déjà été endommagé lors du dernier combat, se retrouve isolé et est touché par plusieurs tirs et une torpille du Lutzow.

L'USS Wichita est atteint par une torpille du Lutzow

Complètement immobilisée, l'épave du USS Wichita sera ensuite coulée par le Lutzow avant que les 2 autres croiseurs alliés ne lui viennent en aide.
Les 2 croiseurs allemands abandonnent ensuite le combat et s'éloignent.


Le Lutzow coule l'USS Wichita

un destroyer allemand en infériorité numérique

Le convoi est sain et sauf
Cette bataille est une victoire tactique pour l'Allemagne car la Kriegmarine a réussi à éliminer un croiseur lourd ainsi que 4 destroyers d'escorte alors que seuls 2 destroyers allemands ont été coulés et un gravement endommagés.
Cependant, malgré cette victoire tactique allemande, la victoire stratégique revient par contre aux alliés car la Kriegmarine a raté une occasion d'éliminer le convoi qui continue sa route vers Mourmansk.
Ceci d'autant plus qu'il est peu probable que cette occasion ne se reproduise à nouveau étant donné la situation de la flotte allemande et l'approche probable de renforts alliés.

A suivre...

vendredi 29 janvier 2016

Passage en force

Quelques centaines de kilomètres au nord de la précédente bataille entre les cuirassés alliés et le Tirpitz, la seconde flotte allemande est arrivé à se mettre sur la trajectoire du convoi allié.

Vers 4h du matin le 5 juillet 1942, l'escorte du convoi, composée de 2 croiseurs lourds britanniques (le HMS London et le HMS Norfolk) et 2 croiseurs lourds américains (l'USS Wichita et l'USS Tuscaloosa), tente de s'interposer entre les allemands et le convoi.

Elle fait alors face à 2 croiseurs lourds de classe Deutschland (l'Admiral Scheer et le Lutzow) accompagnés de 4 destroyers.

La mer est mauvaise, ce qui désavantage les destroyers allemands qui ne peuvent pas aller à pleine vitesse à cause des fortes vagues.
De plus, la visibilité très faible due au mauvais temps donne un léger avantage aux alliés grâce à leurs meilleurs radars. En effet, cet avantage technologique leur permet de connaître avec plus de précision la localisation des navires ennemis mais aussi de tirer à plus longue distance que leurs adversaires.

La flotte allemand tente dans un premier de contourner la flotte alliée qui essaye de rester sur son chemin.
Pour empêcher les croiseurs anglo-américains de trop s'approcher de leurs croiseurs, les allemands utilisent leurs destroyers en première ligne.
Malgré cela, les 2 flottes finissent par se rapprocher et le premier navire allemand identifié, un destroyer, est aussitôt pris pour cible (sans succès).

Le destroyer Z27 est le premier navire identifié
Constatant qu'il ne sera pas possible de contourner la flotte alliée, les allemands décident alors de passer en force et virent de bord.
Cette manœuvre surprend les anglo-américains mais ceux-ci arrivent à se positionner correctement pour concentrer leurs tirs sur le navire de tête, l'Admiral Scheer.

Les croiseurs alliés en place pour concentrer leurs tirs

L'admiral Scheer
Profitant de sa situation, le HMS London se rapproche même de l'Admiral Scheer pour le mettre à la portée de ses torpilles, se mettant lui même sous le feu des allemands.

Les alliés sont en bonne position de tir

S'en suit un échange de tirs entre les 6 croiseurs où les 4 croiseurs alliés concentrent leurs tirs sur le Scheer alors que les allemands prennent tous les 2 pour cible le HMS London.
Malheureusement pour les anglo-américains, leurs tirs sont totalement inefficaces alors que les tirs allemands atteignent tous leur but et le HMS London transformé en épave en quelques minutes.


L'HMS London doit être évacué
Profitant de l'avantage gagné par cet échange de tir et de la confusion de la flotte alliée après l'élimination du HMS London, les allemands virent à nouveau de bord pour foncer vers le sud-ouest où doit se trouver le convoi.

Les allemands virent vers le sud-ouest

Le Scheer et son escorte de destroyers
Tandis que l'USS Wichita empêche 2 destroyers allemands de couler l'HMS London et les endommage, l'HMS Norfolk et l'USS Tuscaloosa continuent de poursuivre les 2 croiseurs allemands.

Les allemands foncent vers le sud-ouest
L'USS Tuscaloosa arrive à endommager l'Admiral Scheer mais est endommagé à son tour et, voyant la difficulté à  prendre l'avantage sur les croiseurs allemands, les alliés renoncent alors à continuer la poursuite.

Les alliés renoncent à la poursuite

C'est une victoire pour la Kriegmarine qui, en plus d'avoir réussi à contourner l'escorte du convoi, a  pu éliminer un croiseur lourd anglais et ne subir que peu de dommages.
Malgré cette victoire, ils n'ont néanmoins pas encore gagné car ils vont  maintenant devoir affronter l'escorte rapprochée du convoi qui pourrait s'avérer dangereuse même si elle est principalement composée de destroyers.
Ceci d'autant plus que l'Admiral Scheer est endommagé et que certains croiseurs lourds alliés sont toujours opérationnels et pourraient très bien revenir sur l'arrière de la flotte allemande.  

A suivre...

vendredi 15 janvier 2016

Rencontre devant Mourmansk

Depuis quelques semaines, je participe à une nouvelle campagne avec la règle de combat naval de la seconde guerre mondiale Yamato.
Comme la précédente campagne, les principales actions sont gérées sur carte par un arbitre avec lequel les joueurs (2 dans chaque camp) communiquent par e-mail et seules les batailles navales sont résolues autour d'une table de jeu (avec la règle Yamato).

Cette nouvelle campagne se déroule au large de la Norvège où les forces alliées doivent faire parvenir un important convoi d'armement (le PQ17) jusqu'à Mourmansk où les russes les attendent.
L'Allemagne ayant eu connaissance du départ du convoi a pour objectif de l'en empêcher.
Pour ma part, je joue (encore une fois) le rôle de l'amiral Tovey qui doit protéger le convoi au commande de la Home Fleet.

Après plusieurs jours de traversée et de très nombreuses attaques aériennes sur lesquelles aucunes informations supplémentaires ne seront données pour ne pas divulguer trop de renseignements à l'adversaire (la campagne est encore en cours :o), 2 flottes ennemies finissent par se rencontrer pour s'affronter à quelques certaines de kilomètres de Moursmank.
Nous sommes le 4 juillet 1942, il est 20h20 et la mer est mauvaise (ce qui défavorise les plus petits navires).


La flotte allemande se compose du cuirassé Tirpitz, le plus gros navire de la Kriegmarine, et du croiseur lourd Hipper accompagnés d'une escorte de 4 destroyers.

La flotte alliée comporte le cuirassé Duke of York, le cuirassé américain USS Washington ainsi qu'une escorte dont la composition ne sera là aussi pas divulguée ici car mon adversaire n'a pas pu l'identifier lors du combat.

Le cuirassé USS Washington
La flotte allemande arrive sur l'arrière de la flotte alliée et, alors que l'amiral allemand semblait penser ne faire qu'une bouchée de l'escadre alliée grâce à la présence de leur plus gros cuirassé, a la surprise de voir les navires ennemis faire demi-tour et lui faire face.

Aussitôt à distance de vue, les 2 adversaires identifient les forces en présence et l'amiral allemand découvre non pas un mais 2 cuirassés alliés, ce qui, même si le Tirpitz est puissant, n'est pas à l'avantage de la Kriegmarine.

Après un échange de tirs de quelques dizaines de minutes, le Tirpitz est atteint par un tir du Duke of York et décide de rompre le combat.

Le croiseur Hipper tente d'empêcher les 2 cuirassés alliés de poursuivre le Tirpitz et se retrouve à son tour pris pour cible par les alliés. Le Hipper est gravement endommagé par un obus de 406mm de l'USS Washington alors qu'il n'arrive à faire qu'un faible dommage au Duke of York dont le blindage est trop puissant pour lui.
Il romp le combat à son tour.
Les alliés tentent un moment de continuer le combat mais, dissimulés derrière un écran de fumée et protégés par leurs destroyers, les navires allemands arrivent à prendre de la distance pour se diriger vers la Norvège.
Il est 21h00 et le combat est terminé

La situation à la fin du combat
La bataille n'a duré que 40mn (4 tours de jeu) et a tourné à l'avantage des alliés.
De plus, le Tirpitz et le Hipper ayant été endommagés et forcés de se replier vers la Norvège, il est probable que le joueur allemand ne se risque pas à les exposer à nouveau avant la fin de la campagne.
Ce qui devrait faciliter le passage du convoi vers le port de Mourmansk.

La flotte allemande à la fin de la bataille
C'est un petite victoire alliée.
Le Duke of York

lundi 28 avril 2014

A la poursuite de la flotte allemande

Il y a quelques jours, nous avons terminé notre campagne de combats navals se déroulant dans l'Atlantique nord  (voir ici et pour les précédents batailles) en jouant la dernière bataille navale.

Depuis la bataille de Seydisfjord (qui a eu lieu le matin à 11h), la flotte allemande, après être partie un moment vers le nord a fait brusquement demi-tour et est partie vers les îles Feroes avec l'intention probable de rejoindre la Norvège par le chemin le plus court.
Malheureusement pour elle, plusieurs hydra-avions britanniques patrouillant autour de l'Islande l'ont repéré (la flotte britannique l'avait perdue de vue après son départ de Seydisfjord) et une course-poursuite s'est engagée entre les 2 flottes adverses, la Royal Navy ayant pour objectif d'empêcher un maximum de navires allemands de rejoindre la Norvège (le Bismarck et la Tirpitz étant les cibles prioritaires).

La flotte de la Royal Navy se compose ainsi de :
- 2 cuirassés : le King Georges V et le Prince of Wales (ce dernier est endommagé et ne peut pas aller à pleine vitesse. Il suit donc de loin la flotte pour ne pas la ralentir et arrivera donc en cours de bataille si la flotte allemande est rattrapéz)  
- 3 croiseurs lourds : le Berwick, le Devonshire et le Suffolk
- 4 croiseurs légers : l'Arethusa, l'Edimburg, le Galatea et le Manchester
- 6 destroyers

Il était initalement aussi prévu un renfort d'un autre cuirassé (le Repulse) mais celui fut attaqué sur le chemin par plusieurs raids de bombardiers allemands et n'a pu rejoindre la flotte.

En ce qui concerne la flotte allemande, elle se compose au départ de la course-poursuite de :
- 2 cuirassés : Le Bismarck et le Tirpitz
- 2 croiseurs lourds : le Hipper et le Prinz Eugen
- un porte-avions : le Graff Zeppelin
- 5 destroyers
- 2 torpilleurs

La flotte allemande est moins importante en nombre de navires mais les 2 cuirassés représentent une menace très importante car ils sont bien plus puissants que leurs équivalents britanniques, et cela même s'ils ont été endommagés lors du précédent combat.

3 destroyers et 2 torpilleurs allemands
Heureusement pour la Royal Navy, la flotte allemande, en se rapprochant des îles Feroes s'est aussi rapproché du rayon d'action de la RAF basée en Ecosse. Celle-ci entre donc en action à partir de 21h avec plusieurs attaques successives de bombardiers et d'avions torpilleurs.

Ces attaques aériennes permettent de mettre hors de combat le porte-avions Graff Zeppelin (atteint par une bombe d'une tonne) et de couler le croiseur Hipper (qui était déjà endommagé).

Ces 2 derniers évènements, en plus de réduire sa force de combat, retardent la flotte allemande et permettent à la Royal Navy de ratrapper son retard mais celle-ci perd à nouveau de vue la flotte allemande après 22h.


Un peu après 22h30, les premiers navires anglais arriveront à la hauteur de l'épave du Graff Zeppelin et constateront qu'elle a été complètement évacuée et sabordée.

En continuant leur route, ils localisent alors (vers 22h50) sur leur radar l'écho d'une petite flotte (composée des destroyers et torpilleurs qui ont recueilli l'équipage du Graff Zeppelin avant qu'il ne soit sabordé) et la prennent en chasse.


Les premiers croiseurs anglais rattrapent la petite flotte allemande (vers 23h00) et le combat s'engage.

A noter que tous les évènements précédents ont été résolus par échange de mails entre les joueurs et l'arbitre (qui résolvait les évènements à partir des ordres communiqués) et que seul le combat naval qui suit a été résolu sur une table de jeu (avec la règle Yamato).

Le combat naval se déroule de nuit et est à l'avantage de la Royal Navy grâce à l'entrainement en combat de nuit des marins britanniques.

La petite flotte de destroyers et de torpilleurs
Les navires, à pleine vitesse, se trouvent très rapidement proches et les allemands en profitent pour tenter d'éliminer les croiseurs ennemis a l'aide de leurs nombreuses torpilles.

Les 1ers croiseurs passent à proximité de l'épave du Hipper
Les croiseurs restent cependant le plus loin possibles des torpilles allemandes pour profiter de l'avantage de leur artillerie plus puissante.
Ceci n’empêche pas le croiseur Manchester d'être touché par une torpille et endommagé.
Du coté allemand, 2 destroyers sont réduits à l'état d'épave par l'artillerie anglaise et plusieurs autres sont endommagés.

Les croiseurs tentent d'esquiver les torpilles

Au bout de 30 minutes de combat (à 23h30), le reste de la flotte allemande (qui avait fait demi-tour pour rejoindre la petite flotte de destroyers) fait alors son apparition.
Un échange de tirs s'engage aussitôt entre le King Georges V (seul cuirassé présent à ce moment car le Prince of Wales ne l'a pas encore rejoint) et les 2 cuirassés de la Kriegmarine.
Le KGV est légèrement endommagé par le Bismarck mais ceci ne l'empêche pas de continuer le combat.

Le Tirpitz et le Bismarck font leur apparition
Le croiseur Prinz Eugen tente de se rapprocher du KGV pour probablement essayer de le torpiller mais est intercepté par le croiseur Edinburg et pris pour cible par le Berwick.
Aucune des torpilles tirées par le Prinz Eugen et l'Edinburg n'atteindront leur but et le croiseur allemand ne subira finalement que quelques dommages par les tirs d'artillerie.

Le Prinz Eugen et l'Edinburg échangent des tirs de torpilles et d'artillerie
Le Tirpitz aura par contre beaucoup moins de chance car 3 destroyers anglais (dont un sera détruit par le Bismarck) arriveront à s'approcher suffisamment de lui pour le prendre pour cible avec leurs torpilles.

3 destroyers lancent toutes leurs torpilles sur le Tirpitz
Le Tirpitz sera atteint dans la même minute par un tir dévastateur du KGV et par 3 torpilles, provoquant une voie d'eau dans sa coque qui l'emportera par le fond en quelques dizaines de minutes.

Le Tirpitz est atteint par 3 torpilles

Le Tirpitz en train de sombrer
La destruction du Tirpitz entrainera la fin du combat car l'allemand n'a alors plus aucune chance de se sortir victorieux de ce combat (en bref, nous décidons d'arrêter la partie)


Cette dernière bataille clôture la campagne car les forces allemandes ne possèdent plus assez de cuirassés et de croiseurs lourds pour contester la suprématie de l'Atlantique nord aux forces britanniques (qui possèdent encore 3 cuirassés, même s'ils sont endommagés, et plusieurs croiseurs).
Durant la campagne, la Kriegmarine est néanmoins arrivé à débarquer des troupes aux Feroes et en Islande (ce qui était l'un de ses objectifs) mais, sans force suffisante pour s'opposer à la Royal Navy, ces troupes ne pourront pas être ravitaillées et tout le bénéfice de ces débarquements risque donc d'être perdu à moyen terme.
On peut donc penser qu'il s'agit d'une victoire des forces britanniques (même si les forces de l'axe affirmeront le contraire ;o)).

Vivement la prochaine campagne pour laquelle je suis dès maintenant volontaire et un grand merci à notre arbitre et organisateur pour son important travail de préparation et d'animation. Décrypter les dizaines d'ordres pour les résoudre et répondre aux nombreuses questions des joueurs durant plusieurs mois n'a pas du être simple.

jeudi 27 février 2014

Bataille des Iles Aléoutiennes

En dehors de la campagne sur l'Atlantique nord à laquelle je participe, j'ai eu l'occasion de faire une nouvelle partie avec la règle navale Yamato.



Il s'agissait cette fois d'un scénario basé sur un évènement de la guerre du Pacifique se déroulant au même moment que la bataille de Midway lors de l'attaque des îles aléoutiennes par les forces japonaises.
A partir de 2 porte-avions, les japonais ont frappé la base de Dutch Harbor avec leurs bombardiers. Les américains envoient une flotte de croiseurs pour tenter d'attaquer les porte-avions et les détruire.
Cette fois, je jouais américain.

3 croiseurs américains

La flotte japonais est composée de 2 porte-avions (le Ryujo et le Junyo), 2 croiseurs (le Maya et le Takeo) ainsi que de 3 destroyers et un pétrolier de ravitaillement.
Elle sera rejointe en cours de combat par un 3ème croiseur, le Nachi, escorté de 2 destroyers.

un pétrolier japonais

Du coté de l'US Navy, la flotte se compose de 2 croiseurs lourds (l'Indianapolis et le Louisville), 3 croiseurs légers (le Honolulu, le St Louis et le Nashville) et 5 destroyers.
Il dispose aussi d'une canonnière qui est déjà sur place et a permis de localiser la flotte ennemie.


Au niveau de l'aviation, les japonais disposent d'avions de chasse, pour protéger leur flotte, et de bombardiers embarqués (qui malheureusement pour le japonais ne décolleront jamais). Les américains ont, quant à eux, prévus 3 vagues de bombardiers qui doivent arriver au cours du combat.

L'objectif américain est de couler les 2 porte-avions et tous navires ravitailleurs alors que celui des japonais est de sauver leurs précieux porte-avions.

Dès les premières minutes de combat (un tour dure 10mn en temps de jeu), les porte-avions sont localisés et les croiseurs Maya et Takeo font face aux premiers croiseurs américains.

Les américains ont ensuite la chance de voir arriver dans la première demi-heure leurs 2 premières vagues de bombardiers : des B-17 escortés de P38 Lightning pour la 1ère vague puis des B-26 torpilleurs pour la seconde.
Celles-ci arriveront à éviter la chasse et la DCA ennemie mais n'arriveront à endommager ni les croiseurs, ni le Ryujo.
La troisième vague d'avions torpilleurs qui arrivera plus tard sera tout aussi inefficace.

La vague de B-17 attaque les croiseurs et le Ryujo
La vague de B-26 attaque le Maya et le Takeo
La dernière vague attaque le Junyo
Le rapport de force ne jouant pas en sa faveur, la flotte japonaise n'a pas d'autre choix que de tenter de fuir.
Avant de quitter la zone le Maya et le Takeo arriveront cependant à couler le St Louis et endommager le Nashville avec leurs torpilles.

Le Nashville est endommagé et le St Louis est coulé
Les japonais perdront par contre le porte-avions Ryujo (atteint par un tir du Louisville) ainsi que leur pétrolier de ravitaillement rattrapé par les croiseurs américains.
Les croiseurs Maya et Takeo seront eux aussi endommagés mais toujours en état de combattre.

Le Ryujo et le pétrolier en flammes
La moitié de l'objectif aura finalement été réalisé (seul un porte-avion a réussi à s'échapper) mais l'US Navy aura tout de même eu un croiseur coulé et un autre endommagé.

La situation à la fin de la partie

Je savais que les torpilles, bien que leurs chances d'atteindre leur cible soient faibles à longue distance, pouvaient être dévastatrices contre des croiseurs et j'ai cherché tout au long de la partie à rester suffisamment éloigné des croiseurs et destroyers japonais (tous équipés de torpilles). Malheureusement cette stratégie reste difficile à suivre lorsque l'on poursuit une flotte et que l'adversaire fait volte-face. Mes croiseurs en ont fait les frais et se sont retrouvés torpillés.

lundi 10 février 2014

La bataille navale de Seydisfjord

Je continue de participer à la campagne sur bataille de l'Atlantique nord commencée début décembre et dont j'ai déjà parlé ici.
Depuis la dernière fois, environ 24 heures de jeu se sont écoulées et la flotte principale allemande a été localisée vers le petit port de Seydisfjord en Islande où les troupes allemandes ont débuté un débarquement.
Durant la nuit et la matinée plusieurs attaques aériennes (allemandes et anglaises) ont été effectués sur les flottes je sais, de sources quasi-sûres, que plusieurs croiseurs allemands ont été touchés par des torpilles.
J'ai donc décidé d'envoyer une de mes flottes, avec plusieurs de mes cuirassés, à la rencontre de la flotte principale ennemie.
J'espère, en premier lieu, repousser la Kriegmarine des côtes de l'Islande mais aussi couler au moins l'un des 2 gros cuirassés allemands, le Tirpitz ou le Bismarck, et neutraliser le porte-avions Graff Zeppelin lui aussi normalement présent.
Autant dire que l'objectif est ambitieux.
Le Bismark, le fleuron de la Kriegmarine
Contrairement à la dernière fois, cette bataille se déroule en plein jour car il est 10h du matin lorsque les 2 flottes se rencontrent àl'entrée du fjord.


La flotte allemande est composée de ses 2 cuirassés, le Tirpitz et le Bismark, de 2 Croiseurs lourds, le Prinz Eugen et le Hipper, d'un croiseur léger, le Koln, du porte-avions Graff Zeppelin et de 5 destroyers d'escorte.

De mon coté, ma flotte comporte 3 cuirassés (le Rodney, Le King George V et le Prince of Wales), 2 croiseurs lourds, le Berwick et le Devonshire, un croiseur léger (le Caracua) et 4 destroyers.

Je suis un peu surpris du nombre de navires allemands présents mais compte tout de même pouvoir profiter de la supériorité numérique de mes cuirassés sur les cuirassés ennemis pour arriver à mon objectif.

L'amiral allemand a un objectif différent du mien car il semble plutôt chercher à gagner du temps et protéger les navires les plus vulnérables de sa flotte. C'est pour cette raison qu'il porte en avant ces 2 cuirassés accompagnés du Prinz Eugen et du Koln et ainsi bloquer l'accès à l'entrée du fjord où se trouvent son porte-avion et le croiseur lourd Hipper (qui a probablement été touché par une torpille durant les raids aériens de la nuit).

Le Koln, le Tirpitz, le Bismack et le Prinz Eugen escortés de 2 destroyers

La bataille débute par des échanges de tirs entre les cuirassés qui ne permettent pas de donner l'avantage à l'un ou l'autre camp.
Puis, les avions en provenance des porte-avions (le mien se trouve à plusieurs kilomètres de là) font leur apparition et effectuent plusieurs raids sur les flottes ennemies.

Mes avions arriveront à éliminer une partie de la chasse de BF109 et atteindre le Tirpitz de 2 torpilles, endommageant sa machinerie.

Mes fulmars affrontent la chasse allemande

Ma 1ère vague d'avions torpilleurs va frapper le Tirpitz
Mon cuirassé Rodney sera quant à lui attaqué par 2 vagues d'avions, dont une de JU87 Stukas, mais ne sera touché que par une bombe qui l'endommagera mais ne l’empêchera pas de rester opérationnel.

Le Rodney est attaqué par des bombardiers
Mes destroyers envoient toutes leurs torpilles vers les cuirassés
Les destroyers allemands font écrans devant le Bismarck et le Tirpitz
Suite aux dégâts subis par le Tirpitz, la flotte allemande décida alors de rompre le combat.

Des stukas attaquent en piqué le cuirassé Rodney
Les allemands rompent le combat en lachant de la fumée sur leur arrière
Mes navires tentèrent encore de poursuivre la bataille mais n'arriveront qu'à faire quelques dégats supplémentaires mineurs au Tirpitz , fortement endommager le croiseur léger Koln, passé dans l'angle de tir du Prince of Wales, et perdre le croiseur léger Curacoa, touché par une torpille tirée à partir d'un destroyer ennemi chargé de couvrir le retraite du Tirpitz.

Le Tirpitz évite d'être à nouveau touché
Le croiseur léger Curacoa coulé par une torpille

Le croiseur léger Koln fortement endommagé par le Princes of Wales
Au final, j'ai perdu un croiseur léger et 2 de mes cuirassés, le Rodney et le Prince of Wales, ont été endommagés alors que coté allemand, l'un des 2 cuirassés, le Tirpitz, a été endommagé avec d'importantes avaries dans sa machinerie.
J'ai aussi pu atteindre le croiseur léger Koln qui, même s'il n'a pas été complétement éliminé, ne devrait plus pouvoir combattre sans prendre le risque de sombrer.

Le Hipper et le Graff Zeppelin avec son escorte

Le bilan de la bataille, même si le Tirpitz a été endommagé, est assez mitigé vu les pertes que j'ai aussi subit et je ne peux pas dire s'il y a vraiment un vainqueur.
Je pense que les choses auraient pu être différentes si j'avais pu atteindre le Graff Zeppelin ou même couler le croiseur lourd Hipper mais le joueur allemand a su les garder avec intelligence loin des combats.

La force navale allemande étant loin d'être neutralisée,  les prochaines heures de jeu seront certainement déterminantes pour la suite de la campagne.